riyad-es-salihine

21 février 2013

AS-salamu alaykoum waramatullahi taala wabarakatuhu

Tout d'abord j'espère que vous vous portez tous bien insha'Allah. Ce blog a pour but de nous enseigner les paroles du prophète saw. Nous savons que certaines personnes n'ont pas les moyens de se procurer des livres. Qu'Allah swt nous enrichissent par la science. Amin. 

Les hadiths cités dans ce blog sont ceux tirés du livres Riyad-Es-Salihine de Yahya Ibn Charaf Ed-dine An-nawawi, authentification des hadiths par Cheikh Nassereddine Al-Albani. 

Rappelle-donc, où le rappel doit être utile S87 v 9

Eh bien rappelle! Tu n'est qu'un rappeleur, S 88 V 21

"et quiconque parmi vous vivra après moi va certes voir beaucoup de
divisions (dans la communauté) alors revenez à ma sunna et celle des
califes bien guidés (càd : les compagnons), accrochez-vous à elle,
saisissez-la à pleines dents et prenez garde aux innovations car toute
innovation est égarement
". rapporté par Abu Dawoud

En espèrant que ce blog profite a tous les croyant(es). Qu'Allah swt nous comptent parmis les vertueux amin

Les pages vont du plus anciens au plus récent pour assurer une lecture dans l'ordre insha'Allah

 

 

Posté par riyad-es-salihin à 10:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Chapitre 1

Chapitre concernant la sincérité et la présence de l'intention dans tous les actes, les paroles et les circonstances, apparents ou cachés

 

Le très Haut a dit : " Il ne leur fut ordonné, cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la prière et d'acquitter la Zakat. Et voilà la religion de droiture." 98:5 Il (swt) a dit aussi : "Ni leurs chairs ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais c'est votre pitié qui L'atteindra." 22:37 Il (swt) a dit également : "Dis: Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou que vous le divulguiez, Allah le sait. 3:29

1. D'après l'émir (commandeur) des croyants, Abî Hafs 'Omar Ibn El Khattab (ra), Le Messager d'Allah saw a dit : "Les actes ne valent que par leurs intentions et chaque homme sera jugés selon ses intentions ; celui dont l'Hégire (l'émigration) est consacrée à Allah et à Son prophète, verra son Hégire conforme à son intention et celui dont l'Hégire est consacrée à l'obstention d'une richesse de ce bas monde ou à une femme qu'il veut épouser, verra son Hégire conforme à son intention." Hadith faisant l'objet du consensus. Rapportés par les deux imâms traditionalistes : Abou 'Abdallah Mohamed Ibn Ismaïl Ibn Ibrahim Ibn El-Moughîra Ibn Bardizbih El-Djou'fi Boukhari et Abou El-Houcîne Mouslim Ibn El-Hadjjâdj Ibn Mouslim El qouchaïri Ennisâbouri (ra) dans leurs recueils authentiques. 

2. D'après Aicha la mères des croyants (ra) le Messager d'Allah saw a dit : "Une armée tentera d'envahir la Ka'ba ; une fois cette armée parvenue dans une zone désertique, la terre engloutira les soldats qui la composent du premiers jusqu'au dernier". Aicha dit : "J'ai dis : Ô Messager d'Allah  ! Comment seront -ils engloutis du premier jusqu'au dernier, alors qu'il y aura parmis eux des cmmercants et des personnes venues avec d'autres intentions? Il répondit : Is seront engloutis du premier jusqu'au dernier, puis ils seront réssuscités conformément à leurs intentions". Rapporté par Boukhâri et Mouslim. Et ceci est le propos de Boukhari

3. D'après Aicha (ra) le Prophète saw a dit : "Il n'y aura plus d'Hégire après la conquête ( de la mecque), mais il y aura toujours le Djihâd ( l'effort) et l'intention afférente ; et si on vous incite au combat, mobilisez-vous". Rapporté par Boukhari et Mouslim

4. Abou Abdallah Djâber Ibn 'Abdallah El-Ansari (ra) a dit : "Nous étions avec le Prophète saw en campagne, lorsqu'il nous dit : " Il y a à Médine des hommes qui, à chaque fois que vous parcouriez une contrée ou que vous traversiez une vallée, étaient avec vous. Seuls la maladies les a retenus dans leurs demeures. " Dans une autre versions, il y est dit "Ils partagent avec vous la récompense". Rapporté par Mouslim.

Boukhâri a rapporté ce hadith d'Anas (RA) de cette facons : "Nous sommes revenus de l'expédition de Tabouk avec le prophète saw qui nous a dit : "Nous avons laissé des gens derrière nous, à Médine, qui étaient avec nous à chaque fois que nous empruntions un sentier ou que nous traversions une vallée ; Seul un motif valable les a empéchés d'être avec vous."

5. Abou Yazîd Ibn Ma'nî Ibn Yazîd Ibn El Akhnass (le fils , le père et le grand père étaient des compagnons qu'Allah swt les agrée) a dit : "Abou Yazîd avait pris quelques dinars pour en faire l'aumône et les avait donné à un homme dans la mosquées afin de les distribuer. Lorsque j'entrai dans la mosquées, cet homme me donna les dinars. Je les pris et j'allai voir mon père pour l'en informer. Il me dit : " Par Allah ce n'est pas à toi que je destinais ces dinars!" Nous allâmes voir le Prophète saw pour lui exposer notre cas, et il nous répondit : "Tu seras récompensé selon tes intentions, Ô yazid ! Quand à toi Ma'in, tu mérites ce que tu as pris." Rapporté par Boukhâri

6. Sa'd Ibn Abou Weqqâs (ra) l'un des dix compagnons à qui a été promis le paradis a dit : "Le prophète saw vint me rendre visite, lors du pélerinage de l'adieu, alors que je me plaignais d'une maladie grave. je lui dis : Ô Messager d'Allah ! Tu vois dans quel état je suis ; moi qui possède beaucoup de biens et qui n'ai qu'une seule fille qui peut m'hériter, dois-je faire l'aumône des deux tiers de mes biens?" Il me répondit : "Non". Je dis : "Alors la moitié?" Il me répondit :"Non". Je dis alors : "Du tiers alors Ô messager d'Allah?. Il me répondit alors : "Le tiers, et le tier c'est déjà beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers à l'abri du besoin plutôt que de les laisser à la charge des gens. Toute dépense que tu feras, par amour d'Allah, tu en seras récompensé, y compris pour la bouchée de nourriture que tu mettras dans la bouche de ton épouse." Je dis : "Ô Messager d'Allah ! Vais-je rester à la Mecque et laisser derrière moi mes compagnons?" Il me répondit : " Si tu restes à la Mecque et que tu accomplis une oeuvre par laquelle tu cherches la faveur d'Allah, tu t'élèveras en degré et en rang et il se peut que tu restes à la Mecque jusqu'à ce que des gens tirent profit de ta présence et que d'autres en tirent un préjudice. Mon Dieu, donne à mes compagnons l'occasion de parachever leur Hégire et ne les fais pas revenir sur leurs pas; cependant, le plus malheureux est Sa'd Ibn Khawla". Le prophète saw fit son élégie car il mourut à la Mecque." Rapporté par Boukhâri et Mouslim

7. D'après Abou Houraïra (ra), le Messager d'Allah saw a dit : "Allah ne regarde pas vos apparences physiques ni vos formes, mais Il regarde vos coeurs et vos oeuvres" Rapporté par Mouslim

8. Abou Moussa El-Ach'ari (ra) a dit : "On interrogea le Messager d'Allah saw au sujet de l'homme qui combat avec courage, de celui qui combat avec ardeur et de celui qui combat avec ostentation, pour savoir quel est celui d'entre eux qui combat au service d'Allah?" Il répondit : "Celui qui combat pour que la parole d'Allah triomphe est celui qui combat au service d'Allah" Rapporté par Boukhâri et Mouslim

9. Abou Bakra Ibn El-Harîth Ettahaqfî (ra) a dit : Le prophète saw a dit : "Lorsque deux musulmans se combattent avec leurs épées, celui qui tue et celui qui meurt iront tous deux en enfer." Je dis : " Ô Messager d'Allah, passe que celui qui tue aille en enfer, mais celui qui meurt, qu'en est-il de son cas?" Il me répondit : "Lui aussi désirait tuer son compagnon" Rapporté par Boukhâri et Mouslim

10. Selon Abou Houraïra (ra), Le Messager d'Allah saw a dit : " La prière de l'homme en groupe est supérieur à sa prière dans sa boutique, au marché, ou chez lui, de vingt sept degrés, en ce sens que lorsque celui-ci fait  ses ablutions convenablement, puis vient à la mosquée en ne désirant que l'accomplissement de la prière, chaque pas accompli en direction de la mosquée, l'élève d'un degré et efface un péché jusqu'a ce qu'il entre dans la mosquée. Une fois à l'interieur de la mosquée, il demeure en prière tant que celui-ci l'y retient. Et tant qu'il demeurera là où il a accompli sa prière, les Anges prieront en sa faveur en  disant : "Mon Dieu, accepte son repentir!". Il en sera ainsi tant qu'il ne fera pas de tord à ceux qui l'entourent et tant qu'il ne perdra pas son état de purification mineure ( woudhou). Accepté a l'unanimité

11. D'après Abou El-'Abbas 'Abdallah Ibn 'Abbas Ibn 'Abdelmuttalib (ra) le Messager d'Allah saw d'après ce qu'il rapporte de Son Seigneur swt a dit : " Allah a inscrit les bonnes et mauvaises actions ( sur la table bien gardée) puis il (le prophète saw) clarifia ainsi cette parole : "Quiconque s'apprête à faire une bonne actionmais ne la fait pas, se la verra comptée par Allah pour une bonne action complète, et s'il s'apprête à la faire faire et la fait, Allah multipliera cette bonne action de dix à sept cent fois ou plus encore. En revanche, s'il s'apprête à faire une mauvaise action mais ne la fait pas, Allah lui inscrira une bonne action complète, et s'il s'apprete à la faire et la fait, Allah lui inscrira une seule mauvaise action". Accepté a l'unanimité

12. Abou'Abdurrahmâne 'Abdallah Ibn 'Omar Ibn El-Khattab (ra) a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah saw dire : "Trois homme parmis  ceux qui vous ont précédés sont partis un jour en voyage et la nuit les surprit alors qu'ils étaient en cours de route ; ils finirent par se réfugier dans une grotte pour y passer la nuit. Or, un gros rocher dévalant la montagne en boucha l'entrée. ils se dirent alors :" La seule chose qui peut nous délivrer de ce rocher c'est d'implorer Allah en mentionnant l'oeuvre la plus pieuse de chacun. L'un d'eux dit : "Mon Dieu, j'avais deux parents très agés, et jamais je n'ai fait servir le lait à mes enfants ou à mes serviteurs, avant de les servir tous deux. Or, un jour, occupé par la recherche de pâturages, je m'étais éloigné de la maison et ne revins qu'as la nuit tombée. En apportant à mes parents leurs ration de lait quotidienne, je les trouvai endormis. Je répugnais donc à les réveiller ou à donner à boire à ma famille et à mes serviteurs avant eux. Je restai donc à attendre qu'ils se réveillent, le récipient de lait entre les mains, jusqu'à l'apparition de l'aube, tandis que mes enfants pleuraient de faim autour de moi. Ils se réveillèrent enfin et burent leur ration de lait. Mon Dieu, si j'ai fait cela pour obtenir Ta Satisfaction, déplace ce rocher afin que nous puissions sortir de ce lieu !". Le rocher se déplaca alors un peu mais pas au point de leur permettre de sortir de la grotte.

Le deuxième dit : "Mon Dieu ! J'avais une cousine que j'aimais plus que tout au monde - et dans une autre version : j'éprouvais pour elle la plus grande passion que les hommes puissent avoir pour les femmes-; je lui fis plusieurs propositions immorals, mais elle refusa toujours mes avances, jusqu'au jour où, subissant les effets de la famine, elle vint m'emprunter de l'argent. Je lui donnais alors cent vingt dinars à condition qu'elle se soumette à mes avances, ce qu'elle accepta de faire. Une fois soumise à mon pouvoir- et dans une autre version : Au moment où je me placais entre ses jambes - elle me dit : "Crains Allah et ne déchire l'hymen qu'à juste titre ( c'est a dire dans le cadre du mariage)". Je m'éloignai alors d'elle, bien qu'elle fut la femme que j'aimais le plus, en lui laissant l'argent que je lui avais donné. Mon Dieu! Si j'ai fait cela pour obtenir Ta Satisfaction, déplace ce rocher afon que nous puissions sortir de ce lieu !" Le rocher se déplaca alors un peu, mais pas au point de leur permettre de sortir de la grotte. 

Le troisième dit de son côtés : "Mon Dieu ! J'avais engagé des journaliers et, à la fin de leur travail, je leur donné leurs salaires, sauf à l'un d'entre eux qui laissa son dû et partit. Je fis fructifier alors son salaire qui s'accrut et devint considérable. Quelques temps après,il revint me voir pour me réclamer son dû en me disant : Ô Serviteur d'Allah, donne-moi mon dû!" Je lui répondis : "Tous les chameaux, vaches, brebis et esclaves que tu vois là, t'appartiennent". Il me répondit : " Ne te moque pas de moi, Ô serviteur d'Allah". Je lui dis : "Je ne me moque pas de toi, tout cela t'appartient". Il prit alors tout ce que je lui avais désigné sans rien laisser. Mon Dieu, si j'ai fait cela pour obtenir Ta satisfaction, déplace ce rocher afin que nous puissions sortir de ce lieu !" Le rocher se déplaca alors complétement et ils purent sortir." Rapporté par Boukhari et Mouslim

 

 

 

Posté par riyad-es-salihin à 12:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 février 2013

CHAPITRE 2

LE REPENTIR

 

Le très haut a dit : " Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, peut-être reussirez vous" (24:31). Il a dit aussi : "Demandez pardon à votre Seigneur ; ensuite revenez à Lui" 11:3 Il swt a dit aussi : " Ô vous croyant : Repentez vous à Allah d'un repentir sincère" 66:8

13. Abou Houraîra (ra) a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah saw dire : " par Allah, je demande pardon à Allah et je me repens plus de soixante dix fois par jour" rapporté par Boukhâri

14. D'après Al-Agharr Ibn Yessar El-Mouznî (ra), le Messager d'Allah saw a dit : " Ô gens! Repentez vous et demandez pardon à Allah, car je me repens moi-même , plus de cent fois par jour." Rapporté par Moslem

15. D'après Abou Hamza Anas Ibn Mâlik El-Ansari, le serviteur du Messager d'Allah saw, le Prophète saw a dit : "Allah se réjoui plus du repentir de Son serviteur que l'un de vous ne se réjoui en retrouvant son chameau qu'il avait perdu dans le désert" rapporté par Boukhâri et Mouslim

Dans une version attribuée à Moslem, il y est dit : Allah se réjouit du repentir de Son serviteur lorsqu'il se repent, plus que ne se réjouit l'un d'entre vous qui, étant avec sa monture dans une terre déserte, voit celle ci lui échapper en emportant avec elle sa nourriture et son eau. Alors, desespéré il s'installe à l'ombre d'un arbre et s'endort sans espoir. Tandis qu'il est là, il rouvre les yeux et voit que sa monture se trouve devant lui. Il le prend par la bride et, au comble de la joie, s'écrit : "Mon Dieu, Tu es mon serviteur et je suis Ton Seigneur!" Il se trompa tellement sa joie est immense."

16. Abou Moussa 'Abdallah Ibn Qaïs El-Ach'ari (ra) rapporte que le Messaher d'Allah saw a dit : "Allah swt étend Sa main la nuit pour que le pécheur du jour puisse se repentir et Il étend Sa main le jour pour que le pécheur de la nuit puisse se repentir, et ce jusqu'à ce que le soleil se lève de l'occident." rapporté par Moslem

17. D'après Abou Houraïra (ra), le Messagerd'Allah saw a dit : "Allah acceptera le repentir de celui qui se repent avant que le soleil ne se lève à l'occident." rapporté par Moslem

18. D'après Abou 'Abderrahmâne'Abdallah Ibn'Omar Ibn El-Khattab (ra) Le Prophète saw a dit : "Allah accepte le repentir du serviteur tant qu'il n'as pas rendu l'âme." rapporté par Termidhi qui a dit à son sujet :"C'est un hadith bon et authentique". Hadith déclaré comme convenable par El-Albâni.

19. Zirr Ibn Houbaïch a dit : Je suis allé voir Sefouâne Ibn'Assal ( ra) pour l'interroger sur le passage des mains sur les chaussures et il m'as dit : "Qu'est ce qui t'a amené Ô Zirr?" J'ai répondu : "Le besoin d'apprendre." Il dit : "Les Anges étendent leurs ailes sur ceux qui se consacrent à la science". J'ai dit : " La friction des chaussures, après avoir fait les grands ou les petits besoins naturels, préoccupe mon esprit. Comme tu étais un compagnon du Prophète saw, je suis venu te demander si tu as entendu le Prophète saw mentionner une telle pratique?" Il dit : " Oui, il nous ordonnait, lorsque nous étions en voyage, de ne pas enlever nos chaussures pendant trois jours, et trois nuits, que nous fassions nos besoins naturels ou que nous dormions, sauf en cas d'impureté majeure". Je dis : "L'as tu entendu parler de l'amour?" Il dit : "Oui, tandis que nous étions en voyage avec le Messager d'Allah saw, et alors que nous étions en sa compagnie, un bédouin vint et l'interpella avec sa puissante voix : "Ô Mohammed !" Le Prophète saw lui répondit sur le même ton : "Me voici !" Je m'adressai au bédouin en ces termes : "Malheur à toi! Baisse ta voix car tu es en présence du Messager d'Allah saw, et il nous a été interdit de faire cela!" Il répondit :" Par Dieu, je ne baisserai pas ma voix!" Il ajouta en s'adressant au prophète saw : "L'homme aime les gens de biens mais il n'est pas encore parvenu à leur rang?" Le prophète saw lui dit : "L'homme sera avec ceux qu'il aime le jour de la résurrection!". Puis il continua de nous entretenir, et nous parla d'une porte situé à l'occident, dont la largeur équivaudrait au parcours d'un cavalier marchant pendant quarante ou soixante dix ans,. Sefouâne, l'un des rapporteurs du hadith dit : "cette porte se trouve du côté de la Syrie (Châm), et Allah l'a créée lorsqu'Il créa les cieux et la terre; elle est ouverte au repentir et ne seras fermé que lorsque le soleil se lèvera de son côté" rapporté par Termidhi et autres. Termidhi a dit : "C'est un hadith authentique" Considéré comme convenable par El-Albani

20. D'après Abou Sa'ïd Sa'd Ibn Mâlik Ibn Sinân El-Khoudhri (ra), le Prophète saw a dit : " Il y avait parmi ceux qui vous ont précédés, un homme qui avait assassiné quatre vingt dix neuf personnes. Il demanda qu'on lui indique le nom de l'homme le plus savant de la terre afin de l'interroger sur la possibilité de se repentir. On lui montra un ascète qui vivait retiré et il alla le trouver en lui disant : "J'ai tué 99 personnes; est-ce que je peux me repentir?" Il lui répondit : "Non". Il le tua alors et atteint ainsi le chiffre de 100 victimes. Il demanda de nouveau qu'on lui indique le nom de l'homme le plus savant de la terre afin de l'interroger sur la responsabilité de se repentir. On lui indiqua le nom d'un érudit qu'il alla trouver en lui répétant les mêmes propos. Cet érudit lui répondit : "Oui, et qui peut t'empêcher de te repentir?" Il ajouta : " Va vers telle contrée, tu y trouveras des gens qui adorent Allah; adore-Le avec eux et ne reviens pas vers ton pays, car c'est un mauvais pays." Il partit donc et, alors qu'il se trouvait à mi-chemin, il trouva la mort. Les Anges de la miséricorde et ceux du chatiment se le disputèrent. Les premiers dirent : " Il est venu, le coeur repentant vers Allah", tandis que les seconds dirent : "Il n'a jamais fait de bonne actions". Un ange vint alors à eux sous l'apparence d'un être humain et ils le choisirent comme arbitre. Il leur dit :"Mesurez les distances qu'il y a entre les deux contrées, et celle qui sera la plus prés de son parcours, sera la sienne". Ils mesurèrent donc les deux distances, et trouvèrent qu'il était plus près de la contrée vers laquelle il se dirigeait. Ce furent donc les Anges de la miséricorde qui prirent son âme".  Accepté à l'unanimité. Et dans une version se trouvant dans le Sahîh, il y est dit : "Il était plus près d'une palme du village des vertueux et il fut considéré comme un de ses membres. "Dans une autre version se trouvant dans le Sahîh : "Allah inspira alors à une contrée de s'éloigner et à l'autre de se rapprocher et dit : " Mesurez entres elles". Ils trouvèrent alors qu'il était plus prés de la contrée où il voulait aller d'un empan, et il fut pardonné". Dans une autre version, il y est dit :"Et il dirigea sa poitrine vers la contrée vertueuse."

Posté par riyad-es-salihin à 17:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 février 2013

Chapitre 2 (Suite)

21. 'Abdallah Ibn Ka'b Ibn Malik - qui lui servit de guide (ra) lorsqu'il fut atteint de cécité- a dit : "J'ai entendu Ka'b Ibn Mâlik (ra) parler du jour où il manqua à l'appel du Prophète saw lors de l'expidition de Taboûk. Il dit : "Jamais je n'est manqué une expédition dirigée par le Prophète saw, sauf celle de Taboûk. Certes, je ne l'ai pas accompagné a Badr, mais le Prophète saw n'a blâmé personne pour cette absence, car il était parti avec ses compagnons pour intercepter la caravane de Koureïche, jusqu'à ce qu'Allah swt leur fit rencontrer leurs ennemis à l'improviste. J'ai participé, toutefois, en compagnie du Prophète saw à la rencontre de la nuit d'El-'Aqaba où a eu lieu notre conversion à l'islam, et je n'échangerais pas ma participation à celle-ci pour celle de Badr, bien que les gens aient tendance à parler plus souvent de Badr que d'El-'Aqaba.

En ce qui concerne mon absence lors de l'expédition du Prophète saw à Taboûk, il faut dire que jamais je n'ai été aussi fort et aussi riche que lorsque je me suis abstenu d'y participer et, par Allah, je n'avais jamais possédé deux montures avant cette expédition. En outre, jamais le Messager d'Allah saw n'entreprenait une expédition sans simuler de se diriger vers une autre, sauf lors de cette expédition. Il l'entreprit par une journée caniculaire, en se préparant à un long voyage, à la traversée d'un d"sert hostile et aride et à la rencontre de nombreux ennemis. Il informa les musulmans de ses intentions et de son objectif puis leur donna des instructions afin qu'ils se préparent. Les musulmans qui prenaient part à cette expédition étaient nombreux mais leurs noms n'étaient enregistrés dans aucun registre (diwân). Ceux qui avaient l'intention de s'abstenir de participer à cette expédition, pensèrent que leur absence passerait inaperçue, à moins qu'une révélation ne soit faite par Allah à ce sujet. Le Messager d'Allah saw ne prit la décision de ce mettre en marche qu'une fois les fruits mûrs et l'ombre disponible, ce que j'appréciais. Le Messager d'Allah saw fit donc ses préparatifs ainsi que tous les musulmans. Je m'apprêtai pour ma part à suivre leur exemple, mais à chaque fois je reportai ces préparatifs à plus tard, en me disant qu'une fois ma décision prise, il me serais plus facile de la faire. Je ne cessai donc de les reporter, alors que les musulmans s'appliquaient sérieusement à leurs tâches. De ce fait, un beau matin, le Messager d'Allah saw suivi des musulmans, sortit de médine et prit la direction de Taboûk, tandis que je n'avais rien entrepris pour être de l'expédition. Je sortis, certes le matin, mais revins le soir sans avoir rien entrepris. Je restai ainsi dans l'expectative, jusqu'à ce que l'expédition hâta le pas et fut loin. Je résolus donc de la suivre et de la rattraper- et combien j'aurais voulu l'avoir fait!- mais ce fut impossible.

Une fois le prophète saw et les compagnons partis, je fus pris de remords d'autant plus que ceux qui restaient à Médine étaient soit un hypocrite connu pour son hypocrisie soit un homme faible parmi ceux qu'Allah swt avait exempté du djihâd (guerre sainte).

Le Prophète saw ne parla de moi qu'une fois arrivé à Taboûk. En effet, alors qu'il était assis au milieu de ses compagnons,il leur dit : "Qu'a fait Ka'b Ibn Mâlik?". Un homme des Banî Salama prit la parole et dit :"C'est l'orgueil et la vanité qui l'ont empêché de venir avec nous ô Messager d'Allah."Mais Mo'âdh lui répondit : " Quels mauvais propos que ceux-là! Par Allah ô Messager d'Allah nous ne connaissons de lui que le bien!". Le Messager d'Allah saw se tut alors. Tout à coup, il vit apparaître au loin un cavalier vêtu de blanc comme dans un mirage. Il dit en regardant dans sa direction : "Sois Abou Khaythama". C'était effectivement Abou Khaythama El-Ansâri, celui qui avait fait l'aumône d'une mesure de dattes lorsque les hypocrites se moquèrent de lui." Ka'b ajouta : "Lorsque j'ai eu vent que le Prophète saw avait quitté Taboûk et se dirigait vers Médine, je fus profondemment affligé et je pensais lui mentir en me disant : "Que faire pour échapper demain à sa colère?" Je concertai alors toutes les personnes sages parmi mes proches, lorsqu'on annonça l'arrivée imminente du Prophète sawà Médine; aussi toute idée de mensonge me quitta puisque j'étais arrivé à la conclusion que rien au monde ne pourrait me soustraire à son courroux. Je pris donc la décision de dire la vérité qui qu'il puisse m'en coûter. A son arrivée, le Prophète saw se dirigea, comme il le faisait à chaque fois qu'il revenait de voyage, vers la mosquée où il fit une prière de 2 rak'at. Une fois sa prière achevée,il s'assit pour recevoir les gens. C'est alors que vinrent ceux qui avaient fait défection lors de l'expédition pour se justifier auprès de lui en jurant leur bonne foi. Ils étaient plus de 80. Le Prophète saw accepta leurs excuses et invoqua Allah en leur faveur, laissant leurs secrets à Son jugement. Puis vint mon tour de me présenter davant lui. Je le saluai, et il eut un sourire qui ne peut dissimuler son mécontentement en me disant : "Viens". Je m'approchai et m'assis en face de lui. Il me demanda alors : "Qu'est ce qui t'as empêché de venir? Ne t'es tu pas procuré une monture?". Je répondis : " Ô Messager d'Allah ! Si j'avais à faire à quelqu'un d'autre que toi, parmi les gens de ce bas monde, j'aurais vite réfléchi à une excuse qui m'aurait épargné ton courroux, puisque Allah m'a donné le don de la persuasion. Mais par Allah, je sais que si aujourd'hui je te mentais pour te satisfaire et me tirer d'affaire, il se peut que demain Allah attirera sur moi ta colère. Par contre, si je te dis la vérité, c'est dans le but d'obtenir le pardon d'Allah, bien que je provoque ta colère. Je jure par Allah que je n'avais aucune excuse de rester à l'arrière. Je jure par Allah que je n'ai jamais été aussi fort ni aussi prospère que le jour où je suis resté à l'arrière, ne répondant pas à ton appel!" Le Prphète saw dit alors : "Quant à celui là, il a au moins le mérite de dire la vérité". S'adressant ensuite à moi, il me dit : "Va jusqu'à ce qu'Allah fasse connaître Son jugement à ton sujet".

Des hommes des Banou Salama me suivirent et me dirent :" Par Allah, Nous savons que tu n'as jamais commis un péché avant cela! Tu as été incapable de te justifier auprès du Messager d'Allah saw comme l'ont fait ceux qui ont fait défection. Il aurait suffit que le Messager d'Allah saw demande pardon en ta faveur pour que ton péché soif effacé." Par Allah, ils ne cessèrent de me faire des reproches à tels point que je voulais retourné auprès du Messager d'Allah saw pour démentir mes paroles précédentes. Mais je me retint. Je leur demandé ensuite si des personnes étaient dans le même cas que moi". "Oui, répondirent-ils, il y a deux hommes qui ont tenu les mêmes propos que toi et ont reçu la même réponse que toi". Je dis : "Qui sont-ils?" Ils répondirent : " Mourâra Ibn Errabi'El-'Amriyy et Hilâl Ibn Omeyya El-Wâqifi". C'étaient deux hommes pieux qui avaient participer à la bataille de Badr et qui plus est, d'un comportement exemplaire. Ceci me raffermit donc dans ma démarche et je maintins ma position.

Le Prophète saw ordonna qu'on ne nous adresse plus la parole, à nous 3 en particulier, en dehors de tous ceux qui restèrent en arrière ce jour-là. Les gens nous évitèrent dès lors( ou changèrent d'attitude à notre égard selon une autre version). La terre elle-même changea pour moi et n'était plus celle que je connaissais jusqu'alors. Cela dura cinquante jours. Si mes 2 compagnons restèrent cloîtrès chez eux, à pleurer de leur situation, moi, le plus jeune et le plus robuste, je sortais pour participer à la prière avec les musulmans et j'allais saluer le Prophète saw alors qu'il était au milieu de ses compagnons après la prière, en me disant : "A t-il remué ou non ses lèvres pour répondre à mon salut". Parfois, je priais tout près de lui, en lui jettant des regards furtifs. Quand je m'approchais des rangs pour la prière, il me regardait, mais dès que je me tournais vers lui, il détournait son visage. Ce rude comportement des musulmans à mon égard me causa, à la longue, un grand désagrément et cela me devint insupportable. Un jour, n'y tenant plus, je décidai de me rendre chez Abou Qatâda, un cousin et un des hommes qui m'était le plus cher. J'escaladai le mur de son jardin et lui adressai mon salut. Mais par Allah, j'avoue qu'il ne me répondit même pas. Je m'adressai alors à lui en ces termes : "Ô Abou Qatâda! Je te suppli au nom d'Allah ! Ne connait-tu pas mon amour pour Allah et pour Son envoyé?" Il ne répondit pas. Je répétai ma question en le suppliant de nouveau, mais il ne répondit pas. Je revins à la charge et le suppliai de nouveau. A la fin, il finit par dire :"Allah et Son envoyé sont plus savant à ce sujet." Je fondis en larmes, puis fit demi tour et sortis en escaladant le mur du jardin. 

Tandis que je marchai dans les rues de Médine, j'entendis un Nabathéen venu de Syrie pour vendre des vivres à Médine, qui criait : "Qui peut me conduire à Ka'b Ibn Mâlik?". Les gens le menèrent jusqu'à moi. Une fois en ma présence, il me remit un message du roi de Ghassân. Etant lettré, je lus son message dont voici le contenu : "Nous avons appris que ton compagnon s'est détourné  de toi, mais Allh ne t'as pas soumis à l'humiliation et ne t'as pas abandonné ; viens chez nous et nous te consolerons et compenserons ce que tu as perdu". Ayant terminé la lecture du message, je me dis : "C'est là encore une nouvelle épreuve." Je pris donc ce message et me jetai dans un four à pain où il brûla.

Lorsque 40 des 50 jours de l'épreuve passèrent, et que la révélation ne se manifestait toujours pas, un émissaire du Messager d'Allah saw vint me voir et me dit : "Le Messager d'Allah t'ordonne de te séparer de ton épouse !" Je dis : "Que dois-je faire, la répudier?". "Non, répondit-il, évite-la et ne l'approche pas". Mes deux compagnons reçurent la même instruction. Je me suis adressé alors à ma femme en ces termes : "Rejoins les tiens et reste avec eux jusqu'à ce que le jugement d'Allah soit connu". L'épouse de Hilâl Ibn Omeyya vint voir le Prophète saw en lui disant : "Ô Messager d'Allah ! Hilâl Ibn Omeyya a besoin de quelqu'un qui s'occupe de lui. Or, il n'a aucun serviteur. Vois-tu quelque inconvénient si je reste pour le servir?" Il répondit : "Non, mais qu'il ne s'approche pas de toi." Elle dit : "Par Allah, il n'a plus de goût pour quoi que ce soit et il ne cesse de pleurer depuis que cette affaire a commencé." Certains de mes proches dirent alors : "Et si tu demandes au Messager d'Allah la permission de garder ton épouse pour s'occuper de toi? Ne l'as t-il pas permis à Hilâl Ibn Omeyya dont l'épouse est restée auprès de lui!" Je leur rétorquai : " Je ne demanderai pas cela au Messager d'Allah saw ! Et qui pourrait me dire quelle serait sa réponse, sachant que je suis un homme jeune et robuste?" Je demeurai ainsi 10 autres jour, ce qui faisait en tout 50 jours, depuis que le Prophète saw avait ordonné qu'on ne m'adresse plus la parole.

Le matin du 50ème jour, j'accomplis la prière de l'aube sur la terrasse d'une de nos maisons, et je restai assis dans un état d'affliction tel que l'avait décrit Allah dans Son livre saint : " toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l'étroit dans leur propre personne" 9:118

C'est alors que j'entendis une voix puissante qui venait du haut du mont de sal' et qui disait : "Ô Ka'b Ibn Mâlik ! Réjouis-toi !" Je me prosternai face contre terre, car j'eus la conviction que l'heure de la délivrance venait de sonner. Le Prophète saw avait informé les gens, après la fin de la prière de l'aube, du pardon d'Allah à notre égard, et les fidèles partirent aussitôt pour nous annoncer la bonne nouvelle. Des messager partirent vers mes 2 compagnons pour leur porter la bonne nouvelle, mais pour moi la voix qui criait du mont Sal' fut plus rapide que le cavalier qui vint me l'annoncer. Lorsque celui dont j'entendis la voix arriva chez moi, je lui offris 2 vetements que je portais en guise de reconnaissance pour la bonne nouvelle qu'il m'apportait. Et par Allah, je ne possédais que ces deux vêtements à ce moment-là. J'empruntai donc de quoi m'habiller et je partis en direction de la mosquée pour rencontrer le Prophète saw. Sur mon chemin, j'étais accosté par des groupes de gens qui me félicitaient pour mon repentir en me disant :" Que le pardon d'Allah en ta faveur soit une Bénédiction !" Il en fut ainsi jusqu'à ce que j'entre dans la mosquée. Le Messager d'Allah saw était assis, entouré de gens. Talha Ibn'Obïdellah (ra) se leva et se hâta vers moi en me serrant contre lui et en me congratulant. Allah m'est témoin qu'il est le seul parmi les Mouhâdjirine à faire cela." Ka'b n'oubliera jamais ce geste de Talha. "Lorsque je saluai le Messager d'Allah saw, il répondit, le visage resplendissant de joie : "Réjoui toi du plus beau jour que tu aies vécu depuis que ta mère t'a mise au monde" Je dis : "Ce pardon émane-t-il de toi, Ô messager d'Allah ou d'Allah?" Il répondit : "Plutôt d'Allah swt". Lorsque le Messager d'Allah était joyeux, son visage resplendissait de joie comme si c'était une portion de lune, et nous savions lorsque cela se produisait.

Une fois devant lui, je lui dit : "Ô Messager d'Allah, mon repentir implique que je donne mes biens en aumônes pour l'amour d'Allah et de Son messager." Il me répondit :" Garde une partie de tes biens, ce seras mieux pour toi." Je garderai donc ma part du butin de Khaydar" dis-je en ajoutant : "Ô Messager d'Allah ! c'est en raison de ma sincérité qu'Allah m'a pardonné. Aussi, mon repentir implique que plus jamais je ne mentirai tant que je serais en vie." Par Allah je ne connais aucun musulman qu'Allah ait gratifié plus que moi pour la sincérité de mes paroles, et depuis que je me suis engagé en se sens devant le Prophète saw. A ce jour, je jure par Allah, que je n'ai jamais plus menti volontairement depuis que je l'ai promis au Prophète saw. Tout ce que je souhaite, c'est qu'Allah me préserve du mensonge pour le restant de ma vie. Allah révéla alors : " Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des émigrés et des ansârs (auxiliaire) qui l'ont suivi à un moment difficile" jusqu'à : "Il est Comatissant et Miséricordieux à leur égard. Et (IL accueillit le repentir) de trois hommes qui étaient restés à l'arrière si bien que, toute vaste qu'elle fût la terre leur paraissait exiguë" et jusqu'a : "Craignez Allah et soyez avec les véridiques" 9:117-119

Ka'b a dit : "Par Allah, Allah ne m'as pas accordait un bienfait plus grand, à mes yeux, après m'avoir guidé vers l'islam, que la sincérité dont j'ai fait preuve à l'égard du Prophète saw, car un mensonge aurait causé ma perte à l'instar de ceux qui lui ont menti. En effet, Allah a stigmatisé ceux qui ont menti, lorsqu'Il fit la révélation, comme Il n'a jamais stigmatisé quelqu'un. Il a dit Sobhana wa taala : " Ils vous font des serments par Allah, quand vous êtes de retour, afin que vous passiez (sur leur tord). Détournez-vous d'eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l'enfer, en rétribution de leur forfait. Ils vous font des serments pour trouver grâce à vos yeux, et même si vous êtes satisfaits d'eux, Allah n'est pas satisfait des gens pervers" 9:95-96

Ka'b ajouta : "Notre jugement à nous trois, fut différent de ceux à qui le Prophète saw pardonna lorsqu'ils jurèrent devant lui de leur bonne foi. Il accepta donc leur allégeance et demanda pardon pour eux à Allah, tandis qu'il laissa notre affaire en suspens jusqu'à ce qu'Allah révéla Son jugement à ce sujet. 

Quand au verset où le Très Haut dit : "Et les trois qui étaient resté en arrière...", il ne faut pas comprendre par là que cela concerne le fait que nous étions restés en arrière de l'expédition, mais le fait que notre cas fut ajourné contrairement au cas de ceux qui lui avaient juré leur bonne foi en lui présentant des excuses qu'il accepta. Accepté à l'unanimité. 

Dans une autre version,il est dit : "Le prophète saw entreprit l'expédition de Taboûk un jeudi, car il aimait entreprendre des expéditions le jeudi". Et dans une autre version, "Il ne rentrait de voyage qu'en plein jour, au milieu de la matinée. Et lorsqu'il revenait, il se rendait en premier lieu à la mosquée, il y priait 2 rak'ats puis s'asseyait (dans le but de recevoir les gens qui venaient le voir)."

22. D'après Abou Nudjaïb, 'Imrâne Ibn Hoçcaïne El-Khouzzâ'i (ra), une femme de la tribu des Djouhaïna vint voir le Prophète saw alors qu'elle était enceinte d'un enfant adultérin. Elle lui dit : "Ô Messager d'Allah! Je viens mériter la peine légale car j'ai commis l'adultère. Fais donc appliquer la peine!" Le prophète saw appela son tuteur et lui dit : " Traite la avec bienveillance, et lorsqu'elle mettra au monde son enfant, amène-la moi". Celui ci fit ce qui fut ordonné. Le Messager d'Allah saw ordonna alors qu'on la lapide. La femme retint les pans de ses vêtements afin qu'elle ne se dévoile pas, et elle fut lapidée. Le Prophète saw fit ensuite la prière des morts sur elle. 'Omar lui dit : "Ô Messager d'Allah ! Tu prie sur elle alors qu'elle a commis le péché de l'adultère?" Il lui rétorqua : " Elle s'est repentie d'un repentir tel que s'il (le repentir) avait été partagé entre soixante dix habitants de Médine, il leur aurait suffi (pour être pardonnés). Et penses tu qu'il y a un acte plus méritoire que de payer de sa personne pour Allah?" rapporté par Moslem

23. Ibn'Abbâs (ra) rapporte que le prophète saw a dit : " Si l'enfant d'Adam avait une vallée pleine d'or, il aimerait en avoir encore une autre. Or, seule la terre remplira sa bouche, et Allah accordera Son pardon à celui qui se repent." Accepté à l'unanimité

24. Abou Houraïra (ra) rapporte que le Messager d'Allah saw a dit : " Allah rit en voyant entrer au paradis, deux hommes dont l'un a tué l'autre ; l'un d'eux tomba en martyr dans la voie d'Allah, tué par l'autre, puis ce dernier devint musulman, gagna le pardon d'Allah pour son meutre puis mourût à son tour en martyr." rapporté par Boukhâri et Mouslim

 

 

 

Posté par riyad-es-salihin à 18:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 février 2013

Chapitre 3

La patience

 

Le Très-Haut a dit : "Ô croyants! Soyez endurants. Incitez vous à l'endurance." 3:200. Il a dit aussi : "Très certainement, Nous vous éprouverons par la crainte, la faim et la perte de vos biens, ainsi que de personnes et de récoltes. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont endurants". 2:155 Et aussi : " Les endurants seront récompensés sans compter." 39:10 " Et celui qui endure et pardonne, a de bonnes dispositions et une ferme résolutions" 42:10 Il a dit également : " Ô croyants ! Cherchez secours dans l'endurance eet la prière. Car Allah est avec ceux qui sont endurants" 2:153 Il a dit de même : Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d'entre vous qui luttent (pour la cause d'Allah) et qui endurent" 47:31

25.D'après Abou Mâlik El-Hâreth Ibn 'Açem El-Hach'arî (ra), le Prophète saw a dit : "La purification est la moitiè de la foi ; la formule d'évocations "Louange à Allah" remplit la balance (des bonnes actions), les formules "Gloire à Allah" et "Louange à Allah" remplissent ce qu'il y a entre les cieux et la terre ; la prière est lumière et l'aumône une preuve concrète de foi ; la patience est clarté et le coran un argument qui sera présenté en ta faveur ou en ta défaveur. Tout homme se lève le matin pour mettre en vente son âme ; soit il la vend et l'affranchit soit il la perd". rapporté par Moslem

26. D'après Abou Sa'ïd Sa'd Ibn Mâlik Ibn Sinân El-Khoudhrî (ra), des hommes parmi les absârs demandèrent au Messager d'Allah saw des moyens de subsistance et il les leur donna ; ils lui en demandèrent encore et il les leur donna, jusqu'à ce qu'il ne lui resta plus rien. Il leur dit alors : "Je ne vous priverai jamais des biens que je possède, mais il faut savoir que celui qui fait preuve de dignité, Allah le comblera, celui qui se résigne, Allah le rendra encore plus patient, et qu'il n'y a pas de meilleur et de plus grand don qu'Allah ait accordé à quelqu'un que celui de la patience" Accepté à l'unamité.

27. D'après Abou Yahia Suhaïb Ibn Sinân (ra), le prophète saw a dit : "Etonnant est me cas du croyant ! Son cas est bénéfique en toute circonstance, et ceci n'est spécifique qu'au croyant : Lorsqu'un bonheur lui échoit, il rend grâce à Allah et ceci sera considéré comme un bien pour lui, et si un malheur le frappe, il fait de patience, et ceci sera considéré comme un bien pour lui" rapporté par Moslem

28. Anas Ibn Mâlik (ra) rapporte que lorsque le Prophète saw tomba malade de la maladie dont il mourût, il fut envahi par une grande affliction. Fâtima (ra) dit alors : "Quelle affliction ô mon père!" Mais il lui répondit : " Il n'y aura plus d'affliction pour ton père à partir de ce jour". Une fois mort, elle dit : "Ô mon père ! Toi qui a répondu à l'appel de Ton Seigneur ! Ô père ! Le jardin du Firdaws sera désormais ta demeure! Ô mon père! C'est à Gabriel que nous annonçons ta mort !" Une fois qu'il fut enterré, Fâtima (ra) dit : "Comment pouvez-vous vous permettre de jeter de la terre sur le Messager d'Allah saw? rapporté par Boukhâri

29. D'après Abou Zaïd Ossâma Ibn Zaïd Ibn Hâritha, l'esclave affranchi du Messager d'Allah saw, et son bien-aimé fils (ra), la fille du Prophète saw envoya quelqu'un à son père pour l'informer que son petit-fils était en train de mourir et qu'il devait venir. Le Messager d'Allah saw lui transmit son salut en lui disant : "A Allah ce qu'IL a donné et à Lui ce qu'Il a reprit. Il a fixé un terme précis pour chaque chose. Fais preuve de patience en espérant être récompensée par Allah." Mais elle insista pour qu'il vienne en l'adjurant en ce sens. Il partit alors vers sa demeure, suivi de Sa'd Ibn'Obâda, Mo'âdh Ibn Djebel, Obayy Ibn Ka'b, Zaïd Ibn Thâbet et d'autres compagnons (ra). Une fois arrivé, il prit l'enfant dans ses bras, le fit asseoir sur ses genoux, tandis que son âme bougeait et se troublait. Les yeux du Prophète saw se mouillèrent de larmes à la  vue de l'enfant agonisant. Sa'd lui dit : "Ô Messager d'Allah! Pourquoi ces larmes?" Il lui répondit : "Ceci est l'effet de la Miséricorde qu'Allah a mise dans les coeurs de ses serviteurs". Et dans une autre version : "dans les coeurs de qui IL veut parmi ses serviteurs, car Allah accorde Sa miséricorde à ceux parmi ces serviteurs qui sont miséricordieux". rapporté par Boukhâri et Mouslim

30. Suhaïb (ra) rapporte que le Prophète saw a dit : "Il y avait parmi les peuples qui vous ont précédés un roi, et ce roi avait un magicien à son service. Ce dernier sentant sa mort prochaine dit au roi : "Je suis devenu très âgé ; aussi, envoie-moi un jeune homme afin que je l'initie à mon art."   Il lui envoya un jeun e homme pour être à son service. Sur son chemin vers la demeure du magicien, le jeune homme rencontre un ermite qui vivait à l'écart des gens. Il resta à l'écouter parler des enseignements de sa religion, et en fut séduit. Dès lors, à chaque fois qu'il allait chez le magicien, il restait un moment chez l'ermite, avant de continuer son chemin. Ces retards qui devenaient fréquents, lui valurent le châtiment du magicien qui le battait à chaque fois. Il s'en plaignit alors à l'ermite qui lui donna ce conseil :" Si tu as peur du magicien, dis-lui que ce sont tes parents qui t'ont retenu à la maison, et si tu as peur de tes parents, dis'leur que c'est le magicien qui t'a retenu chez lui" Les choses se passèrent ainsi, jusqu'au jour où le jeune homme, en allant chez le magicien, tomba face à face avec une énorme bête qui empêchait les gens de passer. Il se dit alors : " Aujourd'hui, je vais savoir qui du magicien ou de l'ermite est le meilleur". Et il prit un caillou et le jeta contre la bête en disant : " Mon Dieu! Si ce que fait l'ermite est préférable à Tes Yeux à ce que fait le magicien, anéantis cette bête afin que les gens puissent passer!" Le caillou atteigni la bête qui tomba raide morte, et les gens purent poursuivre leur chemin. Apprenant cela l'ermite lui dit : "Ô mon fils! je vois que tu es devenu meilleur que moi. J'ai maintenant une idée de degré que tu as atteint. Maus tu vas être soumis à des épreuves, et auquel cas, ne parle à personne de moi". Et c'est ainsi que le jeune homme acquit le don de guérir les muets, les lépreux et de nombreuses autres maladies. Sa renommée fut telle qu'un dignitaire du roi atteint de cécité vint le voir muni de nombreux cadeaux en lui disant : "Si tu arrives à me guérir, tout cela est pour toi." Le jeune homme lui répondit : " Moi je ne guéris personne; c'est Allah seul qui guérit. Si tu crois en Lui, je l'invoquerai en ta faveur et Il te guérira." Il crut donc en Allah et retrouva la vue. Il alla s'assoir au conseil du roi comme d'habitude et, celui-ci, voyant qu'il avait recouvert la vue, lui demande : "Qui t'as rendu la vue?" Il lui répondit : "Mon Seigneur". Le roi lui dit : " As-tu un roi en dehors de moi?" Il lui dit : "Oui Allah, Mon Seigneur et le tiens." Furieux le roi le fit arreter et torturer, jusqu'à ce qu'il révéla le nom de celui qui lui avait inculqué la foi en Allah, c'est-à-dire le jeune homme. On ammena celui-ci devant le roi qui lui dit : "Mon fils ta magie a atteint un tel degré de perfection que tu arrives a guérir les muets, les lépreux et à faire telle et telle chose..." Le jeune lui répondit : "Je ne guéris personne, c'est Allah seul qui guérit!" Le roi le fit arréter à son tour et le tortura jusqu'à ce qu'il révéla le nom de l'ermite. On ammena donc l'ermite et le roi lui ordonna de renier sa foi. Il refusa catégoriquement, ce qui enragea le roi qui ordonna qu'on ammène une scie, qu'on la place sur son crâne et qu'ensuite on le coupe en deux. Ainsi fut fait. On amena ensuite le dignitaire de la cour qui fut sommé de renier sa foi, ce qu'il refusa catégoriquement. A son tour, on lui mit la scie sur le sommet du crâne et il subit le même sort. Ce fut ensuite au tour du jeune homme d'être amené devant le roi qui lui ordonna de renier sa foi, ce qu'il refusa catégoriquement. Le roi le livra alors à ses soldats en leur disant : " Emmenez-le sur telle montagne et, lorsque vous arriverez à son sommet, sommez-le de renoncer à sa foi. S'il le fait, laissez le, sinon jetez-le du haut de la montagne" Ils l'emmenèrent donc et lui firent gravir la montagne. Le jeune homme s'adressa alors a Allah en ces termes : "Mon Dieu, délivre moi de leurs mains, selon Ton bon vouloir!" Aussitôt, la montagne trembla sous leur pieds et les soldats furent précipités dans le vide. Il revint donc sain et sauf et se présenta devant le roi qui, étonné de le voir, lui dit : "Qu'est-il donc arriv à ceux qui t'ont emmené sur la montagne?" Il lui répondit : "Allah m'a délivré de leurs mains." Il le livra alors à un autre groupe de soldats en leur disant : " Emmenez-le dans une barque et, une fois arrivés en haute mer, sommez-le de renier sa foi, s'il ne le fait pas jetez-le au fond de la mer". Ils l'emmenèrent donc au large. Le jeune homme s'adressa de nouveau à Allah en ces termes : " Mon Dieu, délivre-moi de leurs mains selon Ton bon vouloir" Aussitôt, la barque se renversa  et les soldats du roi tommbèrent dans la mer où ils se noyèrent. Le jeune homme s'en retourna de nouveau sain et sauf vers le roi qui, étonné encore une fois de le voir revenir sans encombres, lui dit : " Qu'est-il arrivé aux hommes qui t'ont emmené dans la barque?" Il lui répondit : " Allah m'a délivré de leurs mains" puis ajouta : " Tu ne pourras te débarrasser de moi que si tu suis mes instructions." De quoi s'agit-il?" dit le roi. Le jeune homme lui répondit : " Rassemble ton peuple au même endroit, puis attache moi à un arbre et prend une flèche dans mon carquois; ensuite, place cette flèche sur la corde de ton arc et, au moment de viser, tu diras : "Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme!" C'est en faisant cela seulement que tu pourras me tuer" Le roi fit rassembler donc son peuple au même endroit, puis fit crucifier le jeune homme à un arbre; il prit ensuite une flèche de son carquois, la plaça sur la corde de l'arc et visa en disant : " Au nom d'Allah, Seigneur du jeune homme." La flèche partit et attegnit à la tempe le jeune homme qui rendit l'âme. Le peuple qui avait assisté à ce supplice s'écria alors : " Nous avons foi en Allah, le Seigneur de ce jeune homme!" Un dignitaire de la cour vint voir le roi et lui dit : " Vois-tu ce qui est en train de ce passer? ce que tu appréhendais, vient de se réaliser. Ton peuple est en train de proclamer sa foi en Allah !" Furieux, le roi ordonna qu'on creuse des fossés sur les bords des routes et qu'on y fasse allumer de grands feux pour y jeter tous ceux qui refuseraient de revenir à leurs anciennes croyances. Ses instructions furent appliquées et tous ceux qui refusèrent de renierl eur foi en Allah furent précipités dans ces fossé. Lorsqu'arriva  le tour d'une femme qui portait un bébé dans ses bras, elle hésita un moment. Mais le bébé se mit à parler et lui dit : "Ô mère ! Fais preuve de constance, car tu es dans la vérité!" Rapporté par Moslem

31. Anas ra a rapporté ce qui suit: "Le prophète saw passa un jour à côté d'une femme qui pleurait devant une tombe et lui dit : "Crains Allah et fais preuve de patience". La femme qui n'avait pas reconnu le Prophète saw lui répondit : "Laisse-moi tranquille, tu n'as pas enduré ce que j'endure !" Peu après, elle fut informé qu'il s'agissait du Prophète saw. Elle vint alors le voir chez lui, mais elle ne trouva personne. Elle s'excusa quant à son comportement devant la tombe, en lui disant : " Je ne t'avais pas reconnu". Le Prophète saw lui dit : "C'est devant le premier choc, que l'on doit faire preuve de patience". Rapporté par Boukhâri et Mouslim. 

Et dans une autre version appartenant à Moslem, il y est dit : "Elle pleurait son enfant."

32. D'après Abou Houraïra ra, le Prophète saw a dit en parlant de son Seigneur : "Allah a dit : "La seule récompense que mérite Mon serviteur à qui Je reprend l'être qu'il chérit le plus au monde, et qui fait preuve de patience, est le paradis." rapporté par Boukhâri

 

Posté par riyad-es-salihin à 17:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]